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La science antique

La science antique fut d’abord étudiée à Gand, avec Joseph Bidez
(1867-1943) élève de l’illustre Hermann Diels, et avec son ami Franz Cumont.
C’est sous Bidez que George Sarton vint s’initier à la philologie classique [24].
Bidez et Cumont s’occupèrent surtout de science et pseudo-science à l’époque
tardive, notamment l’astrologie. La fondation de l’Union Académique Internationale en 1919 leur permit d’institutionnaliser la collaboration internationale qui
avait donné de si bons résultats avec le Catalogus codicum astrologorum graecorum. Bidez fit inscrire comme deuxième entreprise patronnée par l’union le catalogue des manuscrits alchimiques (devenue Textes alchimiques) qui est, depuis ce
temps, resté une entreprise bien de chez nous [25]. Le Liégeois Armand Delatte,
collaborateur de l’entreprise, consacra aux sciences de la basse Antiquité une
bonne partie de son activité scientifique, qu’il s’agisse de numérologie, de cueillette des simples, de portulans, de glossaires médicaux ou d’arts divinatoires [26]. L’Union Académique Internationale n’a cessé de chérir l’histoire des
sciences, qui a une belle place dans sa plus grande entreprise, l’Aristoteles Latinus du professeur Verbeke.

C’est également un philologue, le chanoine Adolphe Rome, qui fonda
l’école louvaniste axée sur les sciences exactes de l’Antiquité, et sur la rigueur
de l’ecdotique. Lui-même préparait une monumentale édition des commentaires
de Théon d’Alexandrie sur l’Almageste, poursuivie après sa mort par son
école [27]. Parmi ses disciples, Albert Lejeune étudia l’optique d’Euclide et de
Ptolémée [28], et Joseph Mogenet l’astronomie byzantine [29]. A propos de
l’édition d’Autolycos de Pitane, Mogenet mit au point une méthode de classement des manuscrits par le comptage de leurs accidents caractéristiques inspirée des travaux de Dom Quentin. Quoique aujourd’hui bifide, l’école de Mogenet
est restée bien vivante. A Louvain, Mme Duhoux- Tihon se consacre à l’édition
des astronomes byzantins ; à Namur, Mr Allard édite des traités mathématiques
grecs, latins et arabes.

L’histoire de la médecine

Depuis le XIXème siècle, l’histoire de la médecine a toujours connu un
franc succès. Toutefois, elle est plus souvent innocent hobby de praticiens que
discipline scientifique. Comme partout ailleurs, elle n’a jamais pu s’affranchir
d’une triple hypothèque ; la bibliophilie ; la recherche des précurseurs ; la grande
ombre du docteur Cabanès, c’est-à-dire la prédilection pour l’anecdote ou les
curiosa. Même un grand maître comme Marcel Florkin [30], tout en écrivant la
monumentale History of Biochemistry, ne dédaignait pas de consacrer des trésors
d’érudition aux aspects les plus amusants de la médecine liégeoise.

Deux courants cependant sont venus la vivifier. A Mons, puis à Bruxelles, Robert Joly a lancé un large mouvement d’études hippocratiques [31], en y
introduisant, avec audace, l’épistémologie historique de Gaston Bachelard [32].
La méthode fut appliquée après lui par son disciple Simon Byl aux grands traités
biologiques d’Aristote [33].

Du côté de la médecine médiévale, un important mouvement d’études
s’est créé en Flandre. Son objet et ses méthodes s’apparentent au courant allemand de la Fachliteratur des Mittelalters, lancé par Gerhard Eis et ses disciples
Willem Daems, Gundolf Keil, Hartmut Broszinski, Joachim Telle, Jerry Stannard [34]. Il s’agit essentiellement d’étudier les textes médicaux flamands du
moyen âge, littérature trop spécialisée pour les philologues, et trop philologique
pour les praticiens [35]. L’initiateur en la matière fut certainement le professeur
Leo Elaut (1897-1978) avec sa thèse d’agrégation van smeinseen lede (1953),
ses travaux sur Yperman et d’innombrables contributions dont le cadre dépasse
largement le moyen âge et les pays-bas [36]. A son exemple, beaucoup de textes jusqu’alors négligés ont été mis au jour. Il faut citer les travaux du docteur
Boeynaems sur Salerne, ceux de Willy Brackman sur Arnaud de Villeneuve, et
sur les recettes, ceux de Leo J. Vandewiele sur le pseudo Mesue, le Circa instans
néerlandais, le Liber magistri Avicenne (1965) et l’Herbarijs (1965), et enfin la
prospection globale des recettes médicales flamandes par Christian de Backer.

[1 Conférence prononcée le 1er mars 1985 à la réunion conjointe de la Bestendige Commissie (Koninklijke Academie van België) et du Comité Belge d’Histoire des Sciences. La rédaction de Technologia a estimé utile d’accompagner
le « programme national d’enseignement » de ses rétroactes historiques.

[2 G. Gusdorf, Les sciences humaines et la pensée occidentale. I. De l’histoire des sciences
à l’histoire de la pensée
, Paris, 1966, p. 61.

[3 Paris, 1541.

[4Liège, Bassompierre, 1755, 2 vol. ; Mons. Hoyois, 1778, 4 vol.

[5 Bruxelles, chez l’auteur et à la Bibliothèque Publique, 1837-1838,4 vol. L’ouvrage fut
commencé en 1818.

[6 On trouve ce prospectus en tête du volume IV.

[7 J. Lavalleye, Historique de la commission de la Biographie Nationale, Bruxelles, 1966.

[8 A. Quetelet, Histoire, p. 8.

[9 A. Quetelet, Histoire, p. 16.

[10 Repris dans Histoire, appendice.

[11 C. Broeckx, Essai sur l’histoire de la médecine belge avant le XIXe siècle, Gand, 1837.

[12 P. J. D’Avoine, Eloge de Rembert Dodoëns, médecin et botaniste malinois du XVIe siècle (. . .)
suivi de la concordance des espèces végétales décrites et figurées par Rembert Dodoëns
avec les noms que Linné et les auteurs modernes leur ont donnés par le même auteur et
par Charles Morren, Malines-Bruxelles, 1850.

[13 P.J. Van Meerbeek, Recherches historiques et critiques sur la vie et les ouvrages de Rembert Dodoens (Dodonaeus), Malines, 1841, réimpr. Utrecht, 1980.

[14 V. Heursel-De Meester et R. Delmotte, Archéologie végétale des simples d’après Dodonée, Mathioli, Clusius etc., Ypres, 1912.

[15 D’Elmotte, Essai, p. 3-4.

[16Guislain, La nature considérée comme force instinctive des organes, Annales de la Société
de Médecine de Gand
, 1846, p. 5.

[17 A. Le Roy, La philosophie au pays de Liège, Liège, 1863.

[18 G. Monchamp, Histoire du cartésianisme en Belgique, Bruxelles-Saint-Trond, 1886, (couronné par l’Académie) ; Galilée et la Belgique. Essai historique sur les vicissitudes du système de Copernic en Belgique (XVIIe et XVIIIe siècles), Saint-Trond, 1892.

[19 J. Laminne, Les quatre éléments : le feu, l’air, l’eau et la terre. Histoire d’une hypothèse,
Mémoires couronnés par l’Académie Royale de Belgique
, 65, 1903.

[20 C. Le Paige, Correspondance de René-François de Sluse, publiée pour la première fois et
précédée d’une introduction, dans Bullettino di Bibliografia e di Storia delle Scienze matematiche et fisiche
, t. XVII, Rome, 1884, p. 494-726.

[21 Sur l’œuvre de Le Paige, voir à présent F. Jongmans, R. Halleux, P. Lefebvre, A. C. Bernes, Les Sluse et leur temps, Bruxelles, 1985.

[22A. Rome, Bosmans (Henri) dans Biographie Nationale, t. XXX, sup. II, Bruxelles, 1959, col.
182-183.

[23 J. Mogenet, Paul Ver Eecke, AIHS, 12 (1959), p. 296-297.

[24 A. Severyns, Notice sur Joseph Bidez, Annuaire de l’Académie Royale de Belgique, 122
(1956), p. 81-214.

[25 On en trouvera l’évolution dans les Comptes rendus des sessions annuelles du Comité.

[26 A. Delatte, Etude sur la littérature pythagoricienne, Paris, 1915 ; Les portulans grecs, Liège,
Paris, 1947 ; Herbarius, 3e éd., Bruxelles, 1961 ; Anecdota Atheniensia et alia, Paris, 1939.

[27 F. De Ruyt, Notice sur le chanoine Adolphe Rome. Annuaire de l’Académie Royale de Belgique, 138 (1972), p. 87-99.

[28 A. Lejeune, Euclide et Ptolémée. Deux stades de l’optique géométrique grecque, Louvain,
1948 ; Recherches sur la catoptrique grecque d’après les sources antiques et médiévales,
Bruxelles, 1957 ; Claude Ptolémée, Optique dans la version latine d’après l’arabe de l’émir
Eugène de Sicile
, Louvain, 1956.

[29 J. Mogenet, Autolycus de Pitane. Histoire du texte suivie de l’édition critique des traités de
la sphère en mouvement et des levers et des couchers, Recueil de travaux d’histoire et de
philologie de l’université de Louvain
, 3e série, 37 (1950). Parmi les autres élèves de Rome,
signalons le regretté Maurice Michaux avec son édition du commentaire de Marinus aux
Data d’Euclide.

[30 On trouvera une bibliographie de Marcel Florkin par Yves Pasleau dans P. Laszlo, R. Halleux, Représentations anciennes du savoir chimique et alchimique. Catalogue d’exposition,
Liège, 1981.

[31Récemment couronné par l’Editio maior d’Hippocrate, Du régime par R. Joly avec la collaboration de Simon Byl, Berlin, Akademie Verlag, 1984 (Corpus Medicorum Graecorum
1, 2, 4).

[32
R. Joly, Le niveau de la science hippocratique. Contribution à la psychologie de l’histoire
des sciences
, Paris, 1966.

[33 S. Byl, Recherches sur les grands traités biologiques d’Aristote : sources écrites et préjugés, Bruxelles, 1980.

[34 Particulièrement éclairante sur ce mouvement est la préface de Gerhard Baader et Gundolf Keil au recueil Medizin im mittelalterlichen Abendland, Darmstadt, 1982, p. 1-44.

[35 L’expression est de L. J. Vandewiele, Een middelnederlandse versie van de Circa Instans
van Platearius
, Oudenaarde, 1970, p. 5.

[36
F. A Comer & L. J. Van De Wiele. Elaut, Leon Jozef dans Nationaal Biografisch Woordenboek, X (1983), p. 159-166.

[37
C. Opsomer, Le livre des simples médecines, Antwerpen, 1980.

[38 Le projet THEOREMA, Thesaurus par ordinateur des recettes médicales anciennes. Le
premier volume, analysant 40.000 recettes, est sous presse.

[39J. Grand’Henry, Le livre de la méthode du médecin d’Ali b. Ridwan, Louvain, 1979.

[40 H. Elkhadem, Le Taqwïm al-sihha d’Ibn Butlān, un traité médical du XIème siècle. Edition
critique, traduction, commentaire, 3 vol., Bruxelles, Université Libre de Bruxelles.
Faculté de Philosophie et Lettres. Thèse.

[41 M. H. Marganne, Inventaire analytique des papyrus grecs de médecine, Genève, Droz,
1981. Papyri medicae graecae, 3 volumes, sous presse.

[42 A rappeler son excellente Esquisse d’une histoire des sciences mathématiques en Belgique, Bruxelles, 1943.

[43 E. Poulle & A. De Smet, Les tables astronomiques de Louvain de 1528 par Henri Baers ou
Vekenstyl
, Bruxelles, Culture et Civilisation, 1976 ; A. Bruylants, J. B. Dumas. Essai de philosophie chimique, Bruxelles, 1974 ; O. Godard, Georges Lemaître. L’hypothèse de l’atome
primitif
, Bruxelles, 1973 ; F. A Sondervorst, Nicolas Joseph Eloy. Dictionnaire historique de
la médecine
, Bruxelles, 1973.

[44Résistance et ouverture aux découvertes scientifiques (1972) ; Nicolas Copernic (1974) ;
Jean-Baptiste Van Helmont (1978) ; Les sciences exactes et naturelles à l’université de
Louvain de 1835 à 1940 (1979). Jean-Baptiste Vifquain (1981).

[45 L’auteur tient à exprimer ses vifs remerciements à Madame Andrée Despy-
Meyer, archiviste-adjoint à l’Université Libre de Bruxelles, pour l’aide et les
facilités qu’elle a bien voulu lui accorder lors de ses recherches pour cet article.

[46 J. Pelseneer, 1928. - Les tensions de radiation en relativité généralisée. Bulletin de la
Classe des Sciences de l’Académie royale de Belgique
5ème série, 14 : 408-418.

[47 J. Pelseneer, 1929.-Une lettre inédite de Newton. Isis 12 : 237-254 ; 1930. -Une opinion
inédite de Newton sur l’« Analyse des Anciens » à propos de l’Analysis geometrica de
Hugo de Omerique. Isis 14 : 155-165 ; 1931. - Project for the Publication of Newton’s
Correspondance. Science ; 332-333 ; 1932. - Le dernier autographe de Newton. Isis 17 :
331 ; 1936. - Une lettre inédite de Newton à Pepys (2 décembre 1693). Osiris 1 : 497-
499 ; 1939. - Lettres inédites de Newton. Osiris 7 : 523-555.

[48 J. Pelseneer, 1931. - Un journal inédit de Hooke. Isis 15 : 97-103.

[49 Les deux coopèrent dans Th. De Donder & J. Pelseneer, 1937. - La vitesse de la propagation de la lumière selon Descartes. Bulletin de la Classe des Sciences de l’Académie
royale de Belgique
4ème série, 23 : 689-692.

[50 J. Pelseneer, 1941 & 1942. - Tables chronologiques des principaux faits concernant les
sciences qui ont eu lieu en Belgique au XVIe siècle. Archeion 23 : 395-409 & 24 : 216-
217.

[51 J. Pelseneer, 1935. - Esquisse du progrès de la pensée mathématique. Des primitifs au
XIXe Congrès international des Mathématiciens
. Liège.

[52 J. Pelseneer, s. d. - L’évolution de la notion de phénomène physique des primitifs à Bohr et
Louis de Broglie. Leçons sur l’histoire de la pensée scientifique professées à l’Université
libre de Bruxelles
. Bruxelles.

[53 Voir 1983. – Technologia 6 (4) : 115-120.

[54 Université Libre de Bruxelles, Archives, 1 P, 746a, Jean Pelseneer.

[55 Id.

[56 Id.

[57 Pour ses publications relatives aux fonds des Archives de l’Université Libre de Bruxelles
voir J. Pelseneer, 1937. - Catalogue sommaire des manuscrits du Fonds Stas de l’Université Libre de Bruxelles. Bulletin de la Société Chimique de Belgique 46 : 367 -376 ; 1960.
- Catalogue sommaire des manuscrits du Fonds Léo Errera de l’Université Libre de
Bruxelles. Bulletin de la Société royale de Botanique de Belgique 92 : 269-270.

[58 N = cours donné en néerlandais ; F = cours donné en français ; BR, Bibliothèque Royale ;
KB, Koninklijke Bibliotheek ; KUL, Katholieke Universiteit te Leuven ; SRBII, Société Royale
Belge des Ingénieurs et des Industriels ; UCL, Université Catholique de Louvain ; UEL, Université de l’Etat à Liège ; UEM, Université de l’Etat à Mons ; ULB, Université Libre de Bruxelles ; RUG, Rijksuniversiteit te Gent ; UIA, Universitaire Instelling Antwerpen.

[59 N = Nederlands ; F = Frans ; BR, Bibliothèque Royale ; KB, Koninklijke Bibliotheek ; KUL,
Katholieke Universiteit te Leuven ; SRBII, Société Royale Belge des Ingénieurs et des
Industriels ; UCL, Université Catholique de Louvain ; UEL, Université de l’Etat à Liège ; UEM,
Université de l’Etat à Mons ; ULB, Université Libre de Bruxelles ; RUG, Rijksuniversiteit te
Gent ; UIA, Universitaire Instelling Antwerpen.

[60Bronislaw Malinowski, « Magic, Science and Religion », in Magic, Science and Religion
and Other Essays
(Garden City, N. Y., 1954), 85-90.

[61 Keith Thomas, Religion and the Decline of Magic (New York, 1971), passim.

[62 Frances A. Yates, Giordano Bruno and the Hermetic Tradition (Chicago,1964).

[63 Thomas, op. cit, 202-204. In addition, see Nicholas Steneck, « Greatrakes the Stroker :
The Interpretation of Historians », Isis, 73 (1982), 161-77 ; and Barbara Kaplan, « Greatrakes the Stroker : The Interpretation of His Contemporaries », Isis, 73 (1982), 178-85.

[64
For the examples that follow, see Lynn White, Jr., Medieval Technology and Social
Change
(Oxford, 1962) and the bibliography cited therein.

[65A. R. Hall, « Guido’s Texaurus, 1335, » in Bert S. Hall and Delno C. West, eds., On Premodern Technology and Science : Studies in Honor of Lynn White, jr. (Los Angeles, 1976),
13-52. In addition, see Bert S. Hall, « Guido da Vigevano’s Texaurus Regis Franciae,
1335 » in Studies on Medieval Fachliteratur, ed. William Eamon, Scripta, 6 (Brussels,
1982),33-84.

[66A. G. Drachmann, The Mechanical Technology of Greek and Roman Antiquity, Acta Historia
Scientiarum naturalium et Medicinalium, vol. 17 (Copenhagen, 1963).

[67Malinowski, op. cit, 90.

[68Roger Bacon, Epistola Fratris Rogerii Baconis de secretis operibus artis et naturae, et de
nullitate magiae
, ed. J. S. Brewer, Opera hactenus inedita Rogeri Baconi, vol. I (London,
1859),523.

[69See, for example, « The honorable history of frier Bacon, and frier Bongay », in The Plays
and Poems of Robert Greene
, ed. J. Churton Collins, vol. II (Oxford, 1935), 17-18. In addition, see A. G. Molland, « Roger Bacon as a Magician », Traditio, 30 (1974), 445-60.

[70For examples, see William Eamon, « Technology as Magic in the Late Middle Ages and
the Renaissance », Janus, 70 (1983), 171-212.

[71Conrad Kyeser, Bellifortis, ed, G. Quarg, 2 vols. (Dusseldorf, 1967).

[72See, for example, Christian Heulsen, « Der ’Liber instrumentorum’ des Giovanni Fontana », Festgabe Hugo Blumner (Zurich, 1914), 507-15.

[73John Baptista Porta, Natural Magick, facs. ed. D. J. Price (New York, 1957), 2.

[74Christopher Marlowe, The Tragedy of Doctor Faustus, Scene I, 105-114 (New York,
1959), p. 7.

[75Mary Shelley, Frankenstein, Or, The Modern Prometheus (1831 ; New York, 1965)

[76 Ibid., 95.



















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