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La dernière, et peut-être la plus grande contribution de Van
Monckhoven dans le domaine de la chimie photographique, a trait au
gélatino-bromure d’argent. Ce procédé, mis en pratique pour la première
fois en 1871 par l’anglais Maddox, était destiné, selon Van Monckhoven
lui-même (1889) : à opérer une révolution complète en photographie, à cause de son extrême simplicité, de sa grande rapidité et de la facilité qu’il offre de pouvoir être employé à sec. Il est certain que, désormais, la photographie est réellement à la portée de tous ... En effet, l’utilisation
de ce procédé ouvrit une nouvelle ère, marquée par l’universalité de
l’image instantanée obtenue au moyen de films en rouleaux, encore en
usage de nos jours. La popularité de ce procédé est due largement à Van
Monckhoven qui, en 1879, annonça au monde qu’il était parvenu à
accroître la sensibilité de l’émulsion par l’addition d’ammoniaque. Immédiatement, Van Monckhoven profita de cette découverte pour ajouter ce
produit à la gamme proposée par sa firme [12].

Malgré le fait que Van Monckhoven était absorbé par la gestion de son entreprise, il trouva encore le temps de s’intéresser à la photographie des étoiles. Dans le petit observatoire qu’il avait installé à
Gand, rue de l’Hôpital, 89, équipé d’un équatorial de 8 pouces fabriqué
en Angleterre sur ses propres plans, il parvint à photographier directement des étoiles jusqu’à la douzième grandeur. En 1880, il projetait
même de faire une carte céleste au moyen de ses épreuves embrassant
un angle de 4° carrés, projet qui ne fut malheureusement jamais réalisé.

Ces astro-photographies firent l’admiration des savants qui eurent
l’occasion de les examiner et constituaient une prouesse technique
pour l’époque (Fabre, 1889).

Il commença à élargir radicalement le champ de ses recherches, qui portèrent notamment sur la formation de l’électricité, la spectroscopie, et il entrevoyait même une solution au problème de la photographie des couleurs. Il ne put mener à bien toutes ces dernières recherches, car il fut brutalement enlevé à l’affection des siens par une angine
de poitrine qui le terrassa le jour même de son 48e anniversaire, le 25
septembre 1882.

Références

J. Coupé, 1899. - Notice in Biographie Nationale, Bruxelles, Vol. 15, col. 93-96.

G. De Vylder, 1868. - La photographie à l’Exposition universelle de Paris, 1867.
Bulletin Belge de Photographie, Bruxelles, Vol. 7.

C. Fabre, 1889. - Traité encyclopédique de photographie, Paris, Vol. 3.

L. Roosens, 1974. - De technische ontwikkeling van de fotografie in België, Gent.

D. Van Monckhoven, 1864. - Appareil dyalitique d’agrandissements photographiques. Bulletin Belge de Photographie, Bruxelles, Vol. 3.

D. Van Monckhoven, 1889. - Traité général de photographie, Paris.

L. Vidal, 1865. - Rapport fait à la Société photographique de Marseille sur le
concours ouvert par cette société pour les agrandissements. Bulletin de la
Société française de photographie
, Paris, mai 1865.

C. Waldack, 1863. - Nouvel appareil à agrandissements. Bulletin Belge de Photographie, Bruxelles, Vol. 2.

Remerciements

Nous tenons à remercier tout particulièrement le personnel de la Bibliothèque
royale Albert Ier (Bruxelles), Mme Taylor, bibliothécaire de la Royal Photographic
Society, Bath (Angleterre), Mr de Karele, des Archives de la Ville de Gand, ainsi
que Mr Van der Leene, de l’Etat Civil de la Ville de Gand, pour le précieux
concours qu’ils nous ont apporté.

[1 Steekkar uit Grimbergen (Museum voor de Oudere Technieken, inv. nr V. 80.18).

[2 Karretje uit Meise. Gebouwd om een lichte elektrische motor te verplaatsen voor een
beerpomp, een koekenbreker, e.d. (Museum voor de Oudere Technieken inv. nr. B. 81.3).
Zo’n motor werd ook vaak op een draagberrie bevestigd. Zie b.v. het eksemplaar van het
Museum voor de Oudere Technieken (inv. nr. V. 81.11).

[3 Benoit, 1863 : 2.869 merkt op « un ouvrier peut sans fatigue travailler sa pleine journée
à des transports faits à l’aide de cet engin ».

[4 Malouin, 1767. Ook de benamingen van de steekkar wijzen op een jonge ouderdom. In
vele talen heeft men zeer laat een bestaande term, die een ander voertuig aanduidde,
overgenomen. Merkwaardig is dat het Franse woord « brouette » dat oorspronkelijk naar
twee wielen zou verwijzen, maar in feite voor de kruiwagen, met één wiel dus, gebruikt
werd, tot in de 19de eeuw de naam van de steekkar was, en dus opnieuw een voertuig
met twee wielen aanduidde.

[5 Het eksemplaar dat door dezelfde auteur getekend werd op p. 1090, heb ik niet gezien,
maar men mag zich afvragen of het hier wel om een steekkar gaat. Het zou ook een karretje kunnen zijn, dat, al wordt het vertikaal gehouden om er de zak gemakkelijk op te krijgen, horizontaal verreden werd.

[6 In de catalogus van H. & G. Rose is er sprake van een gewone steekkar met wielen van
gietijzer, en van een « brouette (= steekkar) silencieuse ..., roues en caoutchouc ». Laatstgenoemde hebben als voordeel « de ne pas écraser les grains, de ne pas abîmer les parquets et de ne pas faire de bruit ».

[7 De oudste sporen van het bestaan van de snijpasser b.v. dateerden van de 18de eeuw.
Dankzij één miniatuur werd bewezen dat het werktuig reeds in de 16de eeuw bekend was.
(David 1980).

[8 A cette époque, la plupart des chercheurs de renom dans le domaine de la photographie
étaient principalement orientés vers les problèmes que posait la reproduction de l’image
par des procédés photomécaniques, comme l’héliogravure, la photolithographie et la
phototypie. Il est donc assez étonnant de constater le manque d’intérêt de Van Monckhoven à cet égard. Pour la 7e édition de son « Traité », il alla jusqu’à solliciter la collaboration du français Léon Vidal pour la rédaction de ce chapitre particulier.

[9 Ce prix fut porté plus tard à 3.000 francs, selon le catalogue publié à Gand en juin 1880.

[10 Selon toute vraisemblance, l’épouse de Van Monckhoven avait un lien de parenté avec
D. Tackels, également fabricant de plaques et papiers photographiques, établi à Gand. Il
est toutefois certain qu’après le décès de Van Monckhoven, son épouse continua avec
succès la gestion de la firme (Roosens, 1974).

[11 Il pourrait s’agir d’un second mariage, car certains indices nous font croire à l’existence
de deux enfants, un fils et une fille, lorsque Van Monckhoven était établi à Vienne

[12 Dans son catalogue, en date de juin 1880, la maison Van Monckhoven proposait aux photographes son émulsion sèche en paquets de 100 grammes au prix de 32 Frs. et également des plaques sèches prêtes à l’emploi à des prix variant de 4 à 60 Frs. la douzaine,
selon dimensions.



















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