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DEUX SIECLES
D’INDUSTRIE DU PAPIER
AU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG

Walter KAEFER

Samenvatting
Twee eeuwen papiernijverheid
in het Groothertogdom Luxemburg.

De Luxemburgse papiernijverheid ontstond anno 1689 in Mühlenbach.
De laatste fabriek sloot haar deuren in 1919.

Abstract
Two centuries of paper industry
in the Grand-Duché of Luxembourg.

The Luxembourg paper industry started in the village of Mühlenbach in
1689. The last factory closed his doors in 1919.

L’industrie luxembourgeoise du papier a pris naissance à la fin
du XVllème siècle et nous constatons que le nombre des moulins qui y
ont été mis en exploitation a été relativement élevé, comparativement à
la superficie du territoire. Il nous faut d’ailleurs préciser que les conditions étaient favorables : les rivières sont nombreuses et la qualité de
l’eau, disponible en toutes saisons, était satisfaisante. Un hommage
particulier doit être rendu aux membres de certaines familles de papetiers, comme les Lamort, qui surent, au début du XIXème siècle, donner
un regain d’activité à cette industrie tombée en désuétude vers 1820.

Le berceau de l’industrie du papier au Luxembourg est la petite
localité de Mühlenbach, près de la capitale du pays. C’est là que fut
construit un moulin à papier par Pierre Garnier en 1689.

Pierre Garnier était d’origine française et la chronique rapporte
qu’il avait obtenu l’autorisation d’abattre six chênes dans les bois de
Mospelt, Kehlen, Mamer, Holzem et Bartringen en vue de la construction
de son moulin.

L’exemple de Pierre Garnier fut suivi par une initiative prise par
les frères Jésuites du Collège de Luxembourg. Ils construisirent également un moulin dans la vallée de Mühlenbach. L’acte de fondation date
du 20 mars 1711.

Ces religieux y possédaient de vastes propriétés et notamment
une maison de campagne dénommée « Sainte Marguerite » avoisinante
à la propriété de Pierre Garnier.

Pour l’utilisation de l’eau de la rivière, les Jésuites payaient dix
livres de redevance au receveur du comte de Chiny. Par contre, les
ouvriers qui travaillaient dans ce moulin étaient exemptés d’impôts et
avaient en plus le droit de collecter les chiffons dans tout le territoire
avoisinant ainsi que dans le comté de Chiny.

Les archives mentionnent qu’un octroi fut accordé le 29 août
1689 pour l’érection d’un moulin à papier en cet endroit mais nous ignorons s’il s’agit en fait de la même entreprise.

Le Collège des Jésuites comptait à l’époque plus de mille élèves et les besoins en papier de cet important établissement d’enseignement furent couverts par la production du moulin. Cet ordre religieux fut
dissous en 1773 et les bâtiments furent repris par la ville de Luxembourg
jusqu’en 1776, date à laquelle le moulin fut exploité par la famille
Schmitt-Bruck jusqu’au milieu du XIXème siècle.

Quant au moulin de Pierre Garnier, il passe en 1699 à la famille
Cheneau et fut vendu à un certain Buisson le 1 mars 1734. En 1755 son
gendre Pescatore reprend la direction de l’entreprise mais revendit les
installations le 13 février 1815 à Jacques Lamort, l’un des papetiers les
plus remarquables du Grand-Duché. En 1842, la firme Villeroy-Bosch
transforme l’usine en faïencerie. Elle fut désaffectée en 1932.

[1 Parijs, B.N. ms. fr. 12.330 f° 214 v°. Over de hoefstal zie David, 1981.

[2 William Marples & Sons, Sheffield, Price List 1909 : 130 nr 4514.

[3 Lafosse (1771) raadt de leerjongen aan met het veegmes op dode paarden te oefenen.

[4 Hoewel Lavalard (1919) schrijft dat het veegmes in dat land niet gebruikt wordt.

[5 Praha, Univ. bib. cod. XVII A 53/b f° 233.

[6 Maison Dutry-Colson, Gent, Catalogue général du petit outillage, n° 610, 480 (1911).

[7 Museum voor de Oudere Techniekden. inv. nr 81.103.



















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