n°2 - juin

CRISE ET TECHNOLOGIE


Quel effet pourrait avoir la crise - puisque crise il y a – sur la technologie, ou quel effet la technologie sur la crise ? La Question nous importe, et l’histoire nous éclaire.
On s’est en effet plus d’une fois aperçu que les guerres et autres situations malencontreuses ont amené d’importantes innovations techniques.
Il faudrait citer, pour s’en tenir au dernier conflit de dimension mondiale, le radar et l’avion à réaction, le développement des fibres synthétiques, les télécommunications, l’énergie nucléaire, le moteur-fusée, les insecticides de synhèse, les débuts de l’informatique, la recherche opérationnelle ...
Cette progression du bien par le biais du mal peut être interprétée dans les termes de la dialectique hégélienne si l’on se veut moderne, dans ceux d’Héraclite d’Ephèse si l’on croit, avec quelques autres, qu’en philosophie il n’y a rien de nouveau sous le soleil. On peut aussi y voir, à Bruxelles, ville éponyme de notre Revue, le combat victorieux de Saint Michel terrassant le dragon.

Mais quelle que soit l’interprétation de la chose, c’est un fait : les difficultés socio-économiques ont, naguère, stimulé le développement technique.

Rechercher les précédents de l’histoire, puis à partir de cet examen du passé tenter de construire le futur, sera-ce l’occasion d’un nouvel optimisme, ou l’argument d’un pessimisme définitif ?

[1Cette analyse a été faite au sujet de la contribution des entreprises multinationales au décollage économique des pays en voie de développement, mais elle nous paraît valable dans l’absolu.



















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